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HORLOGERIE. |PREMIERE SECTION. |PLANCHE X. 6. suite cotée GG.
PLANCHE X. 6. suite cotée GG.
Montre à équation, à répétition et secondes concentriques, d'un seul
battement.
La fig. 1.
représente le plan ou calibre du rouage. A est le barillet. B la fusée dont la roue de
cinquante-quatre dents engrène dans un pignon de douze qui porte la grande roue moyenne C
de soixante-quatre dents. Laquelle engrène dans un pignon de huit qui porte la petite
roue moyenne D de soixante-quatre dents. Laquelle engrène dans un pignon de huit qui
porte la roue de champ E de soixante dents, engrenée dans un pignon de huit que porte la
roue d'échappement F de trente dents. Or le balancier faisant un battement par secondes,
la roue d'échappement reste une minute à faire un tour et comme elle fait sept tours et
demi pour un de la roue de champ, Celle-ci reste sept minutes et demie à faire une
révolution. Le pignon qui porte cette roue est prolongé et passe à la cadrature. Il
engrène et mène la roue I, fig. 2. qui a 64 dents. Le pignon de la roue de champ
fait donc huit tours pour un de la roue I. Or il emploie sept minutes et demie à faire un
tour. Donc la roue I emploie 8 fois 7 minutes et demie à faire sa révolution.
C'est-à-dire soixante minutes ou une heure. C'est donc le canon de cette roue I qui porte
l'aiguille des minutes.
Les petites roues a,
b, c, d, e, représentent celles du rouage de répétition.
En calculant les
révolutions du rouage de la montre on trouve que la roue d'échappement fait 2160 tours
pour un de la fusée, lequel dure par conséquent 2160 minutes, ou trente six heures.
C'est cette même roue qui fait mouvoir la roue annuelle et qui lui fait faire une
révolution en 365 jours, ainsi que nous allons le faire voir.
La figure 2.
représente la disposition des parties de la répétition. Elle est dessinée fort
exactement d'après une pièce totalement exécutée selon les mêmes dimensions.
Les pièces qui
concernent la répétition produisent les mêmes effets que dans les répétitions
ordinaires décrites ci-devant. Nous nous dispenserons donc d'entrer là dessus dans un
nouveau détail. La figure servira à en montrer la distribution.
La fusée représentée, fig.
9. porte le pivot I, lequel entre dans un canon d'acier fixé sur la roue de fusée B, vue
de profil. C'est ce canon qui forme le pivot inférieur de la fusée et qui roule dans le
trou de la platine. Sur le bout prolongé 2 de ce canon, entre à frottement la petite
roue ou pignon a. Ce pignon est vu en plan, fig. 2. Il a douze dents et
engrène dans la roue b qui en a seize. Celle-ci porte un pignon de six, qui en
grene dans la roue C, qui en a trente. Celle-ci tient à frottement avec le rochet sixé
sur l'axe d'un pignon de quatre dents, lequel engrène dans la roue annuelle C, fig.
3. Celle-ci a 146 dents.
Nous avons dit plus haut
que la roue de fusée fait une révolution en trente six heures. Le pignon a
qu'elle porte fait donc aussi un tour en même temps. La roue b qui le mène ayant
seize dents, reste quarante huit heures à faire une révolution. Et comme elle porte un
pignon de six qui engrène dans la roue C de trente, elle fait cinq tours pour un de la
roue C. Celle-ci reste donc dix jours à faire une révolution. Enfin tandis que la roue
annuelle A fait une révolution, le pignon 4 en fait trente six et demi, puisque quatre
dents du pignon sont contenues trente six fois et demie dans 146 dents de la roue. Or
multipliant 36 et demi par 10 jours, on a 2 365 jours, qui est le temps de la révolution
de la roue A.
La petite roue b
se meut entre la platine et un petit pont.
Le pivot inférieur de la
roue C roule dans un trou de la platine et le pivot supérieur entre dans un trou de la
batte ou fausse plaque, fig. 7. Laquelle étant appliquée sur la premiere figure,
recouvre toute la cadrature et se fixe avec la platine par un petit drageoir qui la
centre, et par deux vis qui entrent dans les tenons e, f. De cette manière la roue
C se meut entre la platine et la batte comme dans une cage. Et à ce moment le pignon 4
engrène dans la roue annuelle et lui fait faire une révolution en 365 jours d'un
mouvement uniforme.
La roue annuelle vue, fig.
11. se meut sur le centre ou canon porté par la batte vue en perspective, fig. 7.
Elle y porte à plat, de sorte qu'elle ne peut s'en écarter. Elle est retenue après la
batte par le canon d'acier, fig. 15. c.
L'intérieur de ce
canon entre à frottement sur le côté extérieur du canon formé par la batte. Le côté
extérieur du canon d'acier entre juste dans le trou de la roue annuelle. Le canon d'acier
appuie par ce moyen sur la roue, de sorte que celle-ci ne peut s'écarter en aucune
manière du fond de la batte, ne pouvant que tourner autour de son centre.
Sur la roue annuelle est
fixée par deux petites chevilles l'ellipse, fig. 13. vue par le dessous et
appliquée à la roue annuelle.
Le pignon, ou chaussée
A, figure 14. est d'acier et percé dans son centre. Le côté extérieur roule
juste dans le trou du canon de la batte, figure 7. Le trou intérieur de ce pignon
est de grandeur pour y laisser passer librement le canon de la roue de cadran et de
l'aiguille des heures. Ce pignon, ou chaussée, a une petite portée qui forme un second
canon sur lequel entre à frottement la plaque F. Et au point qu'elle entre au fond de la
portée dont la hauteur est déterminée par la longueur du canon de la batte. Le pignon
roule de cette manière librement et juste dans ce canon duquel il ne peut s'écarter,
étant retenu par la plaque F qui l'arrête par le dessus de la batte. Cette plaque sert
en même tems à porter le petit cadran, figure 10. qui est celui du temps vrai. Il
est fixé après la plaque par le canon de la plaque F, vu en perspective. Il entre dans
le trou du petit cadran. Ce qui le centre. Une vis sert à le fixer après la plaque. La
révolution du pignon sur son canon entraîne donc le petit cadran.
Le petit cadran tourne
fort juste dans le vide du grand cadran, fig. 6. et passe même un peu dessous pour
ne pas laisser de jour et qu'on ne voie que l'émail. Le grand cadran porte trois pieds
qui entrent dans les trous de la batte vue par dessus, figure 4. Il se fixe avec
elle par une petite vis.
Nous avons déjà
expliqué, en parlant de la pendule à équation, comment l'aiguille des minutes portant
une aiguille opposée qui marque sur le petit cadran du temps vrai, sert à indiquer une
heure différente selon que l'on fait avancer ou rétrograder ce petit cadran. Et que par
ce moyen l'aiguille tournant d'un mouvement uniforme, indique un temps variable comme
celui du soleil. C'est à cet usage qu'est destinée l'ellipse D E, figure 3. Ce
qui se fait au moyen du rateau B qui engrène dans le pignon ou chaussée A qui porte le
petit cadran. Ce rateau porte en B une pièce d'acier qui forme une petite poulie dont le
fond appuie sur le bord de l'ellipse. La fig. 15. a, représente le profil
du rateau dont a est la petite poulie.
L'ellipse est limée par
dessous en biseau, comme on le voit dans la fig. 13. En telle sorte que la petite
épaisseur de la poulie s'y loge et que le rateau se meut comme sur une rainure avec
l'ellipse dont il ne peut pas s'écarter. Or la roue annuelle emportant par son mouvement
l'ellipse, celle-ci oblige le rateau, pressé par le ressort F, de s'approcher ou de
s'écarter selon que sa courbure l'y oblige. De telle sorte qu'il arrive que tandis que la
roue annuelle marche constamment du même côté, le rateau va et vient sur lui même et
fait alternativement avancer et rétrograder le pignon. Et par conséquent le petit
cadran. Nous expliquerons ci-après comment on taille l'ellipse pour que la variation du
petit cadran réponde par faitement à celle du soleil, et que l'aiguille du temps vrai
l'indique.
Sur la roue annuelle, fig.
11. sont gravés les mois de l'année et les quantièmes du mois de cinq jours en cinq
jours.
Les mois paraissent à
travers l'ouverture faite à la batte, comme on le voit, fig. 4. ainsi qu'au grand
cadran. La batte porte une petite pointe, ou index, qui marque les mois qui passent par
cette ouverture et les jours de cinq en cinq. Cette gravure et l'ouverture qui la laisse
voir est sur tout utile pour tailler l'ellipse. Mais elle est aussi très nécessaire pour
remettre la montre à l'équation dans le cas où elle aurait resté quel que temps sans
être remontée. Sans cette précaution il arriverait que l'ellipse reste en arrière et
marquerait l'équation du jour où la montre aurait été arrêtée. Et que pour la
remettre au point qui doit correspondre au jour actuel on ne pourrait le faire qu'en
tatonnant. C'est donc autant pour cette raison que pour faire marquer à la montre les
mois de l'année qu'est faite cette ouverture du cadran. Cependant elle a encore son
mérite dans les montres de trente heures où on fait marquer les jours du mois dessous la
boîte.
Pour remettre la montre
à l'équation lorsqu'on l'a laissée arrêter on fera tourner le petit rochet C, fig.
2. Ce rochet, fixé sur l'axe du pignon, se met à frottement et peut tourner séparément
de la roue. Comme la roue fait un tour en dix jours, l'auteur a donné dix dents au
rochet. De telle sorte que chaque dent, dont on l'avance ou la rétrograde, répond à un
jour. Ainsi je suppose qu'on si on voulait amener la roue annuelle au 3 Janvier, on la
ferait d'abord tourner jusqu'à ce que le 31 Décembre fût sous l'index, et avançant
ensuite le rochet de trois dents on serait assuré que la roue est parvenue au 3 Janvier
et que l'ellipse marquerait exactement l'équation de ce jour.
La fig. 8.
représente la roue C, le rochet et le pignon 4 vu en profil. d fait voir le rochet
et son pignon séparés de la roue e vue en plan. Cette roue s'ajuste contre le
rochet après lequel elle est retenue par la petite clavette f qui la presse et
forme un frottement tel que cette roue ne peut tourner séparément du rochet que
lorsqu'on fait tourner celui-ci à la main. Il faut avoir attention de placer derrière la
clavette une petite vis attachée à la roue afin de l'empêcher de sortir de sa place.
La fig. 15. d
représente la pièce qui sert à porter le rateau. Cette pièce s'attache par une vis
avec la batte. Elle porte une broche qui entre dans le canon du rateau.
La figure 15. b
représente le ressort en F, fig. 3. qui, placé par une vis après la batte,
presse le rateau de manière qu'il appuie continuellement contre l'ellipse.
La fig. 17.
représente le côté intérieur de la platine des piliers, sur laquelle est tracé le
calibre d'une répétition à équation, à secondes de deux battements, allant trente
heures sans remonter. A est le barillet. B la roue de fusée qui porte soixante dents.
Elle engrène dans le pignon de la grande roue moyenne C. Ce pignon a dix dents. La roue C
porte soixante quatre dents. Elle engrène dans le pignon de huit dents qui porte la
petite roue moyenne D de soixante dents. Elle engrène dans le pignon de la roue de champ
E dont la tige prolongée porte l'aiguille des secondes. Ce pignon est de huit. La roue E
a quarante huit dents. Elle engrène dans le pignon de la roue d'échappement F qui a
douze dents et la roue quinze. Cette roue fait donc faire trente vibrations au balancier
à chaque révolution qu'elle fait et comme elle fait quatre tours pour un de la roue E,
elle fait 4 fois 30 vibrations ou 120 battements, qui étant chacun de demi seconde, la
roue E reste une minute à faire son tour. Le pignon de la roue D passe à la cadrature et
conduit la roue G des minutes, fig. 12. a, b, c, d, e, sont les roues de
sonnerie du petit rouage. a porte 40 dents, b 32, c 32, d 28,
et e 26. Celle-ci engrène dans le pignon de volant qui est de six dents, ainsi que
les autres pignons du petit rouage de sonnerie. Pendant qu'on remonte la montre, l'action
du pignon sur la roue b oblige la cheville qu'elle porte à faire avancer une dent
de l'étoile C. Or comme on remonte la montre une fois par jour et que cette roue b
ne peut agir qu'une fois sur l'étoile, celle-ci, qui a dix dents, fait un tour en dix
jours. Cette étoile est fixée sur l'axe d'un pignon de quatre dents, lequel engrène
dans la roue annuelle de 146 dents. Celle-ci fait donc un tour en 365 jours. L'étoile C
est retenue par le sautoir d.
Il faut observer par
rapport à cette manière de faire mouvoir l'étoile et la roue annuelle, qu'il faut que
les dents de l'étoile ne soient pas dirigées au centre de la roue qui la mène, mais
plus avant du côté où se meut la cheville lorsqu'on remonte la montre. Car cette roue
étant menée par l'axe de la fusée, va et revient sur elle même de sorte que si la dent
de l'étoile était dirigée au centre, la dent qui aurait avancé pendant que l'on
remontait la montre, rétrograderait lorsque la montre marche et que la fusée revient en
sens contraire. Au lieu qu'en dirigeant ces dents à peu près comme dans la figure
12. lorsque la fusée rétrograde, l'étoile rétrograde aussi un peu, mais pas assez pour
parvenir à l'angle du sautoir.
Il faut faire
attention à ne pas rendre trop fort le frottement de la roue annuelle contre la batte. Il
faut au contraire qu'elle tourne librement, de crainte que l'effet du sautoir ne se fasse
pas. C'est-à-dire qu'il ne ramène pas l'étoile à son repos. Alors il arriverait
nécessairement que la cheville passerait sans faire tourner l'étoile et que la roue
annuelle resterait en arrière. Il faut d'ailleurs donner une certaine force au sautoir
pour assurer cet effet.
On voit que le mouvement
de la roue annuelle n'est pas continu car elle n'avance de la
trois-cent-soixante-cinquième partie de la révolution qu'à chaque fois qu'on remonte la
montre. Ce qui est fait pour simplifier la conduite de la roue annuelle. Il est d'ailleurs
assez indifférent qu'elle marche par saut à chaque jour ou qu'elle aille d'un mouvement
continu, puisque l'équation d'un jour à l'autre ne diffère que de trente secondes au
plus. Mais pour contenter ceux qui pourraient souhaiter que la roue annuelle marche d'un
mouvement continu, voici le moyen dont il faut faire usage. On disposera la roue de fusée
de la même manière que celle à huit jours. On ajustera à frottement sur le canon de
cette roue un pignon de huit dents qu'on tiendra le plus petit possible. On fera engrèner
ce pignon a, fig. 2. dans une roue b qui portera trente deux dents. Or comme
la fusée de la montre qui va trente heures fait un tour en six heures, cette roue b
fera une révolution en vingt quatre heures. on fixera cette roue b sur un pignon
de quatre dents, lequel engrènera dans la roue C qui en aura quarante. Celle-ci restera
donc dix jours à faire une révolution. Cette roue C portera un pignon de quatre dents,
lequel engrènera dans la roue annuelle de cent quarante six dents. Ce pignon devra
s'ajuster à frottement et porter un rochet comme le fait celui de la montre à huit
jours, afin de remettre l'équation au quantième lorsqu'on aura laissé arrêter la
montre. Le pignon de la roue b sera mobile entre la platine et le petit pont, figure
2.
Calibre
ou plan d'une montre à équation allant un mois, fig. 4. et 5.
Dans les montres à
équation qui vont un mois il faut faire conduire la roue annuelle de la même manière
que pour celles à huit jours. A cela près que comme la roue de fusée reste cinq jours
à faire son tour, on fait engrèner la petite roue que son canon porte immédiatement
dans la roue qui porte le rochet fixé sur le pignon de quatre, et on supprime par là la
roue de pignon et le pont de la roue b. On joint ici le calibre de la montre à
équation d'un mois.
La figure représente
l'intérieur de la platine des piliers d'une montre à un mois sans remonter, à
équation, à répétition, à secondes d'un seul battement, sur lequel est tracé le
calibre du rouage.
A est le barillet. B la
roue de fusée qui a soixante et douze dents. Elle engrène dans le pignon 10 qui porte la
grande roue moyenne C. Celle-ci porte soixante dents qui engrènent duns le pignon de six
dents qui porte la petite roue moyenne D. Cette roue possède soixante dents et engrène
dans le pignon de six dents qui porte la roue de champ E. Celle-ci porte soixante dents.
elle engrène dans un pignon de six dents qui est au centre. Celui-ci porte la roue
d'échappement F qui a trente dents. Or le balancier fait une vibration en une seconde.
Ainsi la roue F reste une minute à faire une révolution. C'est son axe prolongé qui
porte l'aiguille des secondes. Sur la tige de la roue de champ E est chassé à force un
pignon de dix dents qui passe à la cadrature. Il engrène dans la roue de minute G qui a
60 dents, dont l'ajustement est pareil à celui de la pendule et de la montre à seconde.
Si l'on calcule les
révolutions de ce rouage on trouve que pendant que la roue de fusée fait un tour, la
roue d'échappement en fait 7200. Et comme celle-ci fait un tour par minute, la roue de
fusée reste 7200 minutes, qui font cinq jours, à faire une révolution. C'est le canon
de cette roue qui passe à la cadrature (de la même manière que celui de la répétition
à huit jours). Il porte à frottement la roue a. Cette roue a porte vingt
dents qui engrènent dans la roue b, qui en a quarante. Celle-ci reste donc dix
jours à faire une révolution. Elle s'ajuste sur l'axe d'un pignon de quatre dents, de la
même manière que celle à huit jours. Ce pignon engrène et conduit la roue annuelle de
146 dents. La cadrature de la répétition à un mois ne diffère pas de celle à huit
jours. a, b, c, d, e, sont les roues du petit rouage de sonnerie. Elles ont les
mêmes nombres que celles de la répétition de trente heures.
HORLOGERIE. |PREMIERE SECTION.
|PLANCHE XI. cottée HH.
PLANCHE XI. cottée HH.
57. Répétition de
Julien le Roy.
58. Répétition à la
Stacden.
59. Poussoir et plaque de
répétition.
60. Répétition de
Sulli.
61. Baste levée.
62. Répétition à baste
levée.